Mediation Artistique

Mediation Artistique

Wednesday, 10 December 2014



ÉDUCATION & MÉDIAS " 

Radio, télévision, services à la demande : nous vivons quotidiennement avec les médias audiovisuels, dans la sphère privée comme dans l'espace public. Mais les connaissons-nous pour autant ? En avons-nous un usage avisé ? Sommes-nous également conscients de leur rôle dans la construction de notre culture et la transmission des savoirs ?











Médias # Médiatisation



Qu’est-ce qu’un média 

    • Selon Francis BALLE
    Un média est un équipement technique permettant aux hommes de communiquer l’expression de leur pensée, quelles que soient la forme et la finalité de cette expression.
    BALLE (Francis), Médias et sociétés, Paris, Montchréstien, 1990
    • Selon Claire BELISLE
    • Média : terme désignant habituellement les supports de diffusion massive de l’information et correspondant ici aux technologies modernes de l’information et de la communication en tant qu’elles transforment les différents processus cognitifs dans le rapport à l’information : accès, compréhension et interaction.
      Médiation-médiatisation : C’est Vygotsky qui dans les années 20 va donner une place centrale à la médiation dans une approche psychosociologique des processus mentaux. Selon lui, la médiation par des outils socioculturels, dont le principal est le langage, change fondamentalement les opérations de pensée qui y sont liées et qui s’appellent aujourd’hui raisonnement, résolution de problèmes, mémoire, attention. (approche médiationnelle).
      La médiation qui est au cœur de la pratique médiatique est une médiation technologique et sera appelée “médiatisation“ pour la distinguer aussi de cette autre médiation qu’est l’intervention d’une tierce personne pour régler un conflit ou faciliter la communication.
      Un média est un dispositif technique mettant en œuvre un système symbolique de représentation, les médias se différenciant par les systèmes symboliques ou systèmes de signes, par lesquels ils représentent leur contenu.
      Multimédia : terme de plus en plus utilisé, désigne l’expérience multimodale spécifique à laquelle les médias donnent lieu. Les médias interactifs sont des médias électroniques capables de réactivité immédiate aux commandes de l’utilisateur.
      BELISLE (Claire), Pratiques médiatiques, CNRS éditions, 1999
      • Selon l’Encyclopédie Hachette
    Média : n. masc. [plur. médias ] (de mass media ). Tout support de diffusion et de transmission de l’information (radio, télévision, journaux, affiches, ordinateur, etc.) constituant à la fois un moyen d’expression et un intermédiaire transmettant un message à l’intention d’un groupe. Nouveaux médias, ceux qui émanent des technologies récentes de l’informatique et des télécommunications. Plan média. Recherche d’une combinaison de procédés de transmission et de supports visant à circonscrire le plus grand nombre de consommateurs par la publicité. Médiatique adj. Relatif aux médias ; transmis par les médias : le tennis, sport médiatique ; une star médiatique. Médiatisation n. fém. Fait de passer par les médias. La médiatisation des hommes politiques. Les différents types de médias sont :
    Les médias autonomes : les livres, journaux, cassettes audio, vidéocassettes, CD-Rom, DVD… Usage selon la volonté du récepteur – Médias non raccordés directement à un réseaux
    Les médias de diffusion : de l’émetteur au récepteur : radio, TV, : par ondes hertziennes, par satellites, par câbles coaxiaux ou par fibre optique.
    Les médias de communication : qui permettent l’interactivité : téléphone, télétexte, vidéotex (Minitel ) et maintenant l’Internet.
    • Selon l’Office de la Langue Française du Québec

    • Média : Toute forme de support physique et électronique utilisée pour la diffusion de données.
    • 1. Technique massive destinée à la diffusion de l’information (presse écrite et électronique).
      (Le terme français «média» prend un accent aigu sur le «e» et un «s» au pluriel. Il équivaut à l’anglais «mass media» et s’applique à toutes les techniques massives de diffusion, indépendamment du contenu qu’elles véhiculent. En pratique, il suffit d’employer «média» dans la majorité des cas. Le déterminant «d’information» ne s’impose que pour exclure les médias à contenu artistique.)
       
      2. Production thématique à caractère multimédia, le plus souvent numérisée, utilisable telle quelle ou qui peut servir à produire un autre contenu multimédia.
      (Un contenu multimédia peut être un film, une animation, une séquence vidéo, un reportage ou une émission de radio ou de télévision.
      En français, l’utilisation du mot média, dans le sens de « contenu multimédia », est délicate, à cause de la confusion qu’il crée avec le sens générique de média, qui désigne d’abord un support constituant un moyen d’expression comme la presse ou la télévision. C’est la raison pour laquelle il est préférable de n’utiliser média que lorsque le contexte est parfaitement clair.)

      Selon Marshall McLuhan 
      Tout média est une extension d’une faculté humaine – psychique ou physique. La roue est une extension du pied. Le livre est une extension de l’œil.
      McLUHAN (Marshall), Pour comprendre les médias, Paris, Seuil, 1977, ed orig : 1964
      McLuhan et d’autres sociologues (Inis et Carpenter) développent l’idée que les médias technologiques modernes n’ont pas d’abord des effets liés à leur contenu, mais des effets culturels par leur seule présence dans la société. «Le message c’est le médium» (1967).
      La distinction empirique que McLuhan a faite entre “médias chauds“ (explicitement expressifs et ne requérant pas la participation des utilisateurs : photographie, cinéma, radio, presse écrite… ) et “médias froids“ (qui nécessitent la participation créative d’un ou de plusieurs interlocuteurs : parole, télévision, téléphone… ) n’aura pas, en revanche, beaucoup été reprise par la suite.
      • Selon Dominique WOLTON
      • Internet n’est pas un média.  Un tuyau aussi performant soit-il n’est pas un média. Un vrai média émane d’une logique de l’offre (journal, radio, TV..). Le Net est lui du côté de la demande. L’utilisateur va piocher ce qu’il veut… Ensuite, tout média repose sur une vision construite ou en tout cas préconstruite d’un public. Le Net, lui s’adresse à n’importe qui, à un «citoyen du monde», qui n’existe pas mais fait fantasmer. Enfin il n’y a pas de média sans construction de programme, sans une grille qui loin d’être une prison, est un acte ambitieux, consistant à organiser un nombre incroyable de messages en fonction d’une certaine représentation du public et de ce que l’on veut dire. Le Net là encore ne répond pas à ce critère.
        in journal «Libération» – 20 et 21 mars 1999


        http://escales.enfa.fr/ressources-du-gap-esc/image-et-communication-mediatisee/mdias-mdiatisation/ 

L'image entre art, langage et communication


Il est difficile d'aborder l'image "en général" tant les conditions techniques de production et d'usage sont différentes. Et en même temps, l'image renvoie toujours à d'autres images provenant d'autre sources, d'autres temps, d'autres cultures, d'autres techniques de représentation. La construction de notre regard est le résultat complexe de l'empilement au cours de l'histoire des formes issues des techniques variées de représentation.
 
De l'image rupestre de la préhistoire à l'image numérique d'aujourd'hui, ce sont un peu comme des strates géologiques qui viennent construire notre paysage visuel. Selon les lieux, selon les circonstances, c'est telle particularité qui prédomine ici, telle autre ailleurs, sans perdre de vue toutefois que d'autres strates, moins apparentes peut-être, structurent à leurs façons notre champ visuel.
 
L'image est un objet transdisciplinaire dont l'étude peut être abordée de multiples façons. Cette diversité d'approches est à la fois une richesse et en même temps source de malentendus et de réductionnisme. Trois grands secteurs peuvent néanmoins être évoqués lorsqu'on cherche à produire un savoir sur l'image :
 
- c'est le domaine de l'esthétique si l'on considère l'image comme un art visuel ;
 
- c'est la sémiologie, la sémio-pragmatique,.. si l'on considère l'image comme un langage ;
 
- ce sont les sciences de la communication et en particulier le fonctionnalisme et ses variantes si l'on considère l'image comme un objet de communication

D'autres secteurs scientifiques peuvent, à un niveau second ou transversal être envisagés, ce sont l'histoire, la sociologie, l'économie, la psychanalyse, etc.
 
Pour notre part, nous nous situons dans une "multiréférentialisation" de l'image. Nous postulons en effet que dans chaque image, il y a, à la fois, une dimension esthétique, une dimension langagière et une dimension communicationnelle, qui peuvent elles-même être croisées par d'autres savoirs selon la situation, le contenu, l'histoire particulière d'une image... chacune de ces dimensions pouvant être plus ou moins saillante, et tel ou tel champ théorique plus ou moins pertinent, à un moment donné, pour comprendre ou s'approprier une image.
 
La dérive principale que nous avons pu observer, et pas seulement en milieu éducatif, c'est de voir la réflexion sur l'image réduite à un seul aspect théorique, bien souvent en vogue à un moment donné, et délibérément fermée à d'autres considérations, d'autres savoirs, d'autres théories. Le pire étant lorsque cette univocité se double d'un réductionnisme simplificateur. C'est, par exemple, l'image enseignée comme un "message entre un émetteur et un récepteur" ou le plan filmique considéré comme un mot dans une séquence qui serait la phrase, ou encore l'empirisme de la composition qui voudrait qu'une image soit belle si elle satisfait à la "règle des 2/3". 


http://www.surlimage.info/ecrits/image.html

Image et langage: 

Lecture de l'image
 
L'utilisation de l'expression "lecture de l'image" est chargée de malentendus. Si par "lecture" on entend l'opération qui consiste à s'approprier le contenu d'un objet présenté à notre entendement, alors il existe effectivement des similarités cognitives entre les différentes formes de lecture. En revanche, si par "lecture" on entend que l'image pourrait se lire comme un texte alors l'ambiguïté est totale. 
La lecture d'un texte suppose en effet l'existence d'une langue constituée d'un ensemble de signes arbitraires et de règles de construction partagés par une même communauté linguistique.
 
Le second aspect de cette différence de "lecture" est que dans le cas de l'écrit, le parcours de lecture est porté par le texte lui-même puisque le cheminement est guidé par la syntaxe proposée par l'auteur, même si chaque lecteur conserve toujours la possibilité de "sauter" des mots, des phrases ou des chapitres, tandis que le cheminement de la lecture d'une image est pour l'essentiel produit par le sujet "regardant". Il en va bien sûr tout autrement avec une suite d'image en séquence, qui implique un autre type de langage, que le langage de l'image (on parlera de langage du cinéma).
 
Ce qui nous semble le plus dommageable dans l'utilisation du mot "lecture" est que ce terme sous-entend que seules les analyses de type linguistique seraient en mesure d'être appliquées à l'image. Ce qui a fait dire à certains que "l'impérialisme linguistique" non seulement a contribué au rejet de la confrontation entre langue et communication visuelle mais qu'il a également privé la théorie de l'image d'autres savoirs comme l'optique, la physiologie de la vision, la psychologie de la perception (Edeline Francis et al -1992).


"Lecture de l'image" et perception visuelle
 
Mais on ne peut chercher du sens sur l'absence. Si ce n'était pas le cas, il faudrait supposer que notre regard "balaye" l'image comme le fait le faisceau électronique d'un tube cathodique. Or si notre regard se porte sur tel ou tel élément particulier d'une image, c'est bien parce que nous avons déjà une connaissance globale de l'image et que les recentrements du regard concernent l'affinement, la confirmation, la poursuite consciente de la perception première.
Les études sur les mouvements oculaires et le cheminement du regard devant une photographie, nous montrent que le sujet "accroche" son regard sur certains points qui lui paraissent particulièrement importants (visage, yeux, couleurs,..) sautant ainsi d'un détail à un autre.
 
S'il n'y avait pas, au préalable, une première connaissance de ces points, il n'y aurait, pour le sujet regardant, aucune possibilité de hiérarchiser et d'organiser ce cheminement. C'est bien parce qu'il y a antériorité d'une perception globale que le travail d'approfondissement peut se poursuivre.

Les approches qui assimilent la "lecture de l'image" à celle d'un texte écrit, nous apparaissent donc incomplètes dans la mesure ou elles ne considèrent le phénomène de l'image qu'au-delà de sa perception, sautant ainsi l'étape première, celle qui conduit au regard, et que par ailleurs, elles s'attachent à rechercher le sens uniquement dans la temporalité de ce regard, alors qu'il nous semble au contraire que l'essentiel de l'information visuelle est déjà contenu dans la perception. Ce qui ne signifie nullement qu'il n'existe pas dans l'image des parcours de lecture aménagés par son auteur dans cette intention. 
(voir chapitre sur la sémiologie)

http://www.surlimage.info/ecrits/image.html 

Tuesday, 9 December 2014

Sunday, 2 November 2014



Enfance et Meditations





MASS(-)MEDIA,(MASS MEDIA, MASS-MEDIA)



Ensemble des moyens de diffusion de masse de l'information, de la publicité et de la culture, c'est-à-dire des techniques et des instruments audiovisuels et graphiques, capables de transmettre rapidement le même message à destination d'un public très nombreux.
                                   Article De : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/mass-media